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Etienne Kobénan Kouassi Adjoumani, président de ‘’Sur les traces d’Houphouët-Boigny’’ a animé une conférence de presse à Paris, hier.  Il a égrené un lot de critiques contre le Pdci-Rda, Maurice Kakou Guikahué et Jean-Louis Eugène Billon.

Kobénan Kouassi Adjoumani, visiblement remonté contre le Pdci-Rda, a entretenu les militants du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda) de l’Europe. A la salle de l’hôtel Crown Plazza sur le Boulevard Victor Hugo Neuly sur Seine de Paris, le président de ‘’Sur les traces d’Houphouët-Boigny’’, a accusé Jean-Louis Eugène Billon et Maurice Kakou Guikahué d’être les ennemis de la paix. «  Maurice Kakou Guikahué et Jean-Louis Billon tiennent des discours démagogiques. Ils veulent pousser les Ivoiriens à la révolte », a soutenu le ministre des Ressources animales et halieutiques avant de lancer cette autre: «  Au moment où, il (Ndlr Jean-Louis Billon) était ministre, il n’ouvrait pas la bouche. Maintenant, qu’il n’est plus ministre, il a la bouche kplê-kplê (expression akan pour dire qu’une personne bavarde ou parle trop). Selon Adjoumani, le vieux parti est pris en otage. « Le parti (ndlr le pdci) est pris en otage par Guikahué, Jean-Louis Billon et leurs amis remplis de haine ». Le conférencier a profité de l’occasion pour faire certaines révélations relatives à la vie du Pdci-Rda et des circonstances de la création de son mouvement. «  J’ai informé mon papa Bédié de la situation qui prévalait au Parti. J’ai toujours défendu le Pdci-Rda. J’ai dit, pour que la paix revienne, il faut choisir quelqu’un de neutre au secrétariat exécutif. Guikahué ne fait pas l’unanimité. On ne m’a pas écouté (…). La preuve, ces deux candidats aux dernières élections locales à Bondoukou et Gagnoa ont été battus à plate couture. Si on m’a débranché du micro du Pdci, je suis branché à celui du Rhdp. Il faut que le président Bédié nous encourage à jouer notre rôle de médiateur. C’est nous qui aurons raison demain », a souhaité l’Eléphant du Gontougou.

Y. C.